Excellence, Monsieur le Ministre de la Santé et de la Prévention,
Excellences, Messieurs les membres du Corps Diplomatique accrédités au Sénégal,
Monsieur le Responsable de programme et Chef de l’Agriculture de la Commission de la CEDEAO,
Madame la Conseillère et Chef de la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle du NEPAD,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Intergouvernementales,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Agences de Coopération,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs, Il m’est particulièrement agréable d’être parmi vous ce matin, à l’occasion de l’ouverture de l'Atelier régional pour l’Afrique de l’Ouest sur l’intégration de la nutrition dans le PDDAA.
Je voudrais, avant tout propos, souhaiter la bienvenue et un agréable séjour à toutes celles et à tous ceux qui ont fait le déplacement de Dakar et me réjouir du choix porté sur notre pays pour abriter cette importante rencontre.
Au nom de son Excellence Maître Abdoulaye WADE, Président de la République, du Premier Ministre, du Gouvernement et du peuple sénégalais, je voudrais exprimer toute ma gratitude aux Autorités du NEPAD, de l’Union Africaine et de la CEDEAO pour l’honneur qui nous est ainsi fait.
Je me félicite également de l’initiative du NEPAD et de l’Union Africaine d’être porteurs de cet important atelier, qui réunit, aujourd’hui, quelque 200 experts de divers secteurs liés à l’agriculture et à la nutrition.
Ceci ne vient que renforcer davantage notre conviction que les échanges intersectoriels, et le partage d’idées et d’expériences, sont devenus une nécessité pour une meilleure planification et une exécution efficace des programmes de nutrition.
Ces assises constituent une première dans ce domaine et elles viennent à un moment critique où une bonne partie de nos pays, ici en Afrique, sont confrontés à des défis à relever au plan nutritionnel et à celui de la sécurité alimentaire.
Il est dommage que nous en soyons encore à constater que bon nombre de nos concitoyens soient, encore de nos jours, dans une situation de malnutrition avérée, malgré tous les efforts consentis par nos Etats en termes de recherche scientifique, de développement de technologies et d’infrastructures.
La malnutrition limite l’initiative et les capacités des peuples à être productifs et gagner décemment leur vie. Elle mène, en plus, à un cycle intergénérationnel de pauvreté.
Mesdames, Messieurs,
Chers participants,
Nous ne devons nullement oublier le rôle central de l’agriculture qui fournit l’essentiel du potentiel requis pour une bonne alimentation et une bonne nutrition.
Il faut, cependant, garder à l’esprit que l’agriculture et l’alimentation ne suffisent pas pour résoudre les problèmes liés à la nutrition, à la santé et à la productivité.
D’autres éléments, qui ne relèvent pas du mandat de l’agriculture, y contribuent grandement. Et parmi ceux-ci je peux citer les considérations de santé, d’assainissement, d’eau, d’éducation de commerce, de protection sociale etc…
L’importance de cet atelier réside dans le fait qu’il constitue une occasion pour des acteurs de divers secteurs, d’échanger et de mutualiser leurs idées dans l’optique d’une planification pertinente des programmes de nutrition utiles à nos pays.
Mesdames, Messieurs,
La population mondiale est passée, depuis quelques jours, à 07 milliards d’individus et ceci ne sera pas sans conséquences pour la croissance économique, pour le développement humain et pour la capacité de nos Etats à fournir la nourriture nécessaire à assurer une sécurité nutritionnelle aux couches les plus vulnérables.
Malgré le constat fait que les populations pauvres consacrent presque 80 % de leurs maigres ressources à l’alimentation, les aliments de bonne qualité nutritive leur sont inaccessibles et elles demeurent toujours sous-alimentées. En Afrique le nombre de dénutris a atteint 240 millions de personnes au moment où je vous parle.
Nos partenaires, et nos institutions de coopération tel que l’UA, le NEPAD et la CEDEAO, sont attendus, par nos Etats, dans l’avènement d’une stratégie régionalisée de renforcement de leurs capacités à accroître la disponibilité d’aliments nutritifs tout au long des chaines de valeurs.
Et ceci passera nécessairement par une agriculture diversifiée, qui valorise davantage les produits à forte valeur ajoutée comme les produits laitiers, horticoles mais aussi le poisson et la viande.
Il s’agira, en d’autres termes, d’opter pour une stratégie de croissance qui place la nutrition au centre des programmes d’investissements, notamment dans le domaine des infrastructures rurales.
Au moment où les plans d’investissements du PDDAA Pays entrent en vigueur, il m’a été donné de constater, fort heureusement, que nos pays ont revu et complété leur programme dans le sens de mieux intégrer la problématique de la malnutrition.
Je ne peux que m’en réjouir et saluer, encore une fois, l’esprit d’anticipation de Monsieur le Président de la République, Son excellence Maître Abdoulaye Wade lorsque déjà, en Avril 2008, il lançait la GOANA comme réponse à faire face à la malnutrition par la production en abondance.
Monsieur le Ministre,
Mesdames, Messieurs,
Il me revient de saluer, ici, les initiatives toujours heureuses du NEPAD à accompagner nos Etats dans leurs politiques de développement, et l’atelier d’aujourd’hui en est une illustration.
C’est le lieu aussi de féliciter nos organisations régionales et sous- régionales (CEDEAO, OOAS, CILSS) de s’être jointes au NEPAD pour organiser cette rencontre, dont l’objectif fondamental est d’examiner les PIC et d’adopter la meilleure voie d’intégration des aspects nutritionnels dans nos politiques et programmes nationaux, sous-régionaux et régionaux de développement, ceci depuis la formulation jusqu’au suivi-évaluation.
Il s’agira, aussi, de prendre en compte le Cadre du PDDAA pour l’alimentation en Afrique (FAFS) et l’Initiative panafricaine de nutrition
(PANI), qui ont en commun, un plan d’action pour l’atteinte de l’OMD1, visant à réduire la faim et la pauvreté de moitié d’ici à 2015.
Permettez-moi Mesdames, Messieurs, pour conclure d’insister sur trois points-clés qui doivent servir de levier à nos initiatives en matière d’intégration de la nutrition dans le PDDAA :
Tout d’abord, les dirigeants du monde entier doivent faire de l’éradication de la malnutrition, la priorité des priorités.
Ensuite il est devenu plus que nécessaire de dépasser l’ère des actions « pilotes » dans ce domaine, et d’aller dans le sens d’une valorisation immédiate des solutions trouvées, et déjà éprouvées ailleurs.
Et enfin j’ai une profonde conviction que l’implication du secteur privé et de la société civile est le gage d’une meilleure intégration des aspects nutritionnels dans les PIC de nos pays.
Je vous exhorte à réfléchir, tout au long de vos travaux, sur les voies et moyens d’y parvenir, et aussi à travailler dans le sens de bien faire refléter dans les investissements, et les budgets que vous adopterez, l’importance d’une prise en compte pertinente de la problématique de la nutrition.
Mesdames, Messieurs,
Soyez persuadés que Monsieur le Président de la République du Sénégal, et avec lui, l'ensemble des Chefs d’Etat des vos pays respectifs, restent attentifs aux résultats qui sortiront de vos travaux.
C’est sur cette note d’espoir, et en vous renouvelant mes souhaits d'un agréable et fructueux séjour au Sénégal, que je déclare ouvert l’Atelier régional pour l’Afrique de l’Ouest sur l’intégration de la nutrition dans le PDDAA.
Je vous remercie de votre très aimable attention.
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