Midrand/Johannesburg (Afrique du Sud) – 17 mars 2011. Le séminaire-atelier sur la validation du questionnaire révisé du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP) s’est achevé jeudi 17 mars 2011 à Johannesburg, après deux jours de discussions intenses et constructives avec les ministres et hautes personnalités en charge du MAEP dans les pays membres, les partenaires stratégiques du MAEP, la société civile, les universitaires, les représentants des instituts de recherche, etc.
Lors de la clôture des travaux, le Professeur Mohamed-Séghir Babès, président du Panel des Eminentes Personnalités du MAEP, a apprécié la qualité des débats et indiqué que les recommandations faites par les différentes parties prenantes seront mises à profit pour renforcer et crédibiliser davantage le processus d’évaluation des Etats ayant volontairement adhéré au Mécanisme. Ces évaluations continueront à se faire dans les quatre domaines thématiques du MAEP, à savoir la Démocratie et la Gouvernance politique, la Gouvernance et la Gestion économiques, le Développement socio-économique et la Gouvernance d’entreprise.
La proposition faite par certains participants d’y introduire une composante « Gouvernance des Organisations » ou de retenir celle-ci en lieu et place de la « Gouvernance d’entreprise » sera étudiée par le MAEP.
La nécessité de prendre en compte plusieurs autres facteurs clé dans le questionnaire d’auto-évaluation et d’évaluation a été aussi soulevée. La centaine de participants présents ont notamment souhaité qu’une question spécifique soit formulée sur la manière dont les partis politiques africains sont financés.
Par ailleurs, un accent a été mis sur le renforcement du rôle de l’éducation dans la consolidation de la gouvernance et le développement du continent.
L’ensemble des documents étudiés et adoptés, y compris celui de suivi-évaluation et le protocole de recherche, sera mis en forme par le Secrétariat du MAEP et soumis à l’appréciation du Forum des Chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres du MAEP, dont le 15e Sommet est prévu en juin-juillet 2011 à Malabo, en Guinée Equatoriale.
Le séminaire-atelier des 16 et 17 mars a été précédé le 15 mars par la 48e Réunion du Panel des éminentes personnalités du MAEP.
Mis en place en 2003 dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le MAEP est un instrument d’auto-évaluation auquel adhèrent librement et volontairement les Etats membres de l’Union Africaine (UA). Il suffit, pour cela, de ratifier le Protocole d’Accord du MAEP issu de la Déclaration de l’Union Africaine de Durban de juillet 2002 (Memorandum of Understanding - MoU).
Le MAEP a pour but primordial d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevé, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée. Il travaille sur la base des principes fondés sur la transparence, la responsabilité et l’absence de toute pression et manipulation politique ou diplomatique.
Au niveau continental, trois structures principales assurent son fonctionnement et son opérationnalité :
Le Forum du MAEP. Il est constitué des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres. C’est l’instance décisionnelle la plus haute du MAEP. Le Forum se réunit deux fois par an.Le Panel des Eminentes Personnalités du MAEP (Panel). Ses membres sont nommés par le Forum pour superviser, en toute indépendance, le processus d’évaluation et en garantir l’intégrité. Ils ont aussi pour mandat d’examiner le rapport d’évaluation et de faire des recommandations au Forum. Le Panel du MAEP se réunit au moins six fois par an.
Le Secrétariat du MAEP. Basé à Midrand/Johannesburg en Afrique du Sud, cette structure coordonne les activités du MAEP et lui fournit, entre autres, un appui technique et administratif. Par ailleurs, elle met en place une base de données sur la situation politique, économique et sociale des Etats membres, propose des indicateurs de performance, suit et analyse les résultats de chaque pays concerné...
Le MAEP compte pour l’instant trente pays membres[1], dont quatorze ont été déjà évalués – entre janvier 2006 et janvier 2011 : Ghana, Rwanda, Kenya, Afrique du Sud, Algérie, Benin, Ouganda, Nigeria, Burkina Faso, Mali, Mozambique, Lesotho, Maurice et Ethiopie.
La Banque africaine de développement (BAD), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont ses trois principaux partenaires stratégiques.
A PROPOS DES RAPPORTS DISCUTES LORS DES FORUM DU MAEP : Six mois au plus tard après les débats sur son contenu, le Rapport d’évaluation nationale examiné par le Forum des Chefs d’Etat et de Gouvernement du MAEP est officiellement et publiquement présenté aux structures sous-régionales et régionales. Celles-ci comprennent, entre autres, le Parlement panafricain, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, le Conseil de paix et de sécurité, le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC) de l’Union africaine. Le Rapport est par la suite mis à la disposition du grand public.
[1] Afrique du Sud, Algérie, Angola, Benin, Burkina Faso, Cameroun, Djibouti, Egypte, Éthiopie, Gabon, Ghana, République du Congo, Kenya, Lesotho, Libéria, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tome & Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Togo et Zambie.
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