Programme détaillé pour le développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA)

Le fait de relever les défis agricoles en Afrique peut stimuler une croissance économique inclusive, être bénéfique aux petits exploitants, favoriser la production alimentaire et mettre fin à la famine. Le Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA) est le cadre politique de l’Afrique en matière de transformation agricole, de création de richesses, de sécurité alimentaire et nutrition, de croissance économique et de prospérité pour tous. En 2003 à Maputo, au Mozambique, le Sommet de l’Union africaine (AU) a fait la première déclaration sur le PDDAA comme partie intégrale du NEPAD. Alors que le PDDAA est mis en œuvre au niveau national, le NEPAD fournit à tous les états membres de l’UA un appui pour sa mise en œuvre à travers une étroite collaboration avec la Commission de l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les partenaires au développement. Le programme a pour but d’accroître les investissements publics dans le domaine de l’agriculture d’au moins 10 pour cent dans les budgets nationaux et d’augmenter la productivité agricole d’au moins 6 pour cent. Précisément, le PDDAA vise à stimuler et à favoriser un rendement agricole accru à travers l’amélioration des politiques et de l’environnement institutionnel, l’accès à des technologies de pointe et de meilleures informations et l’accroissement des financements. À l’occasion de la dixième année de mise en œuvre du programme en 2013, une évaluation de ses résultats a été effectuée et des étapes ont été formulées pour l’obtention de plus de résultats au cours de la prochaine décennie.
Le saviez-vous?
Malgré le fait que 70 pour cent des jeunes en Afrique vivent en zone rurale et dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, plus de 20 pour cent des Africains vivent dans la famine à cause de politiques agricoles inappropriées, des conditions climatiques défavorables, d’un faible développement technologique et de la faiblesse des coûts des produits agricoles.

De manière spécifique, le PDDAA vise à stimuler et à favoriser un rendement agricole accru à travers l’amélioration des politiques et de l’environnement institutionnel, l’accès à des technologies de pointe et de meilleures informations et l’accroissement des financements. À l’occasion de la dixième année de mise en œuvre du programme en 2013, une évaluation de ses résultats a été effectuée et des étapes ont été formulées pour l’obtention de plus de résultats au cours de la prochaine décennie.

Une stratégie pour un impact durable du PDDAA a été élaborée sur cette base et adoptée lors du Sommet de l’UA en janvier 2013. La stratégie comporte des résultats mesurables à obtenir dans les cinq à dix prochaines années dans les deux principaux domaines suivants : 
• Capacité à transformer l’agriculture africaine et la création d’un cadre idoine à cet effet ;
• Productivité, production et création de richesses en agriculture.

Dans le cadre du PDDAA, les pays africains veulent accroître la productivité agricole d’au moins 6 pour cent par an et consacrer au moins 10 pour cent de leurs budgets nationaux au secteur agricole

Le PDDAA repose sur quatre piliers :
• La gestion durable des terres par des systèmes fiables de maîtrise de l’eau
• Le développement du secteur privé, les infrastructures rurales, l’amélioration des échanges commerciaux et de l’accès au marché
• L’augmentation de l’approvisionnement alimentaire et la réduction de la faim et
• La recherche agricole et la vulgarisation des nouvelles technologies agricoles

Results:

Mise en œuvre dans les pays

Résultats à l’échelle du continent

Une méthodologie a été élaborée pour intégrer le traitement des dépenses publiques liées à l’agriculture dans le processus de l’Examen sectoriel conjoint de l’agriculture. Par ailleurs, en tant qu’outil supplémentaire de la Note d’orientation de l’UA en matière d’Examen sectoriel conjoint du secteur agricole, un guide a été conçu afin de promouvoir de façon relative des études succinctes et plus fréquentes dans le secteur agricole. 

Un réseau d’experts en Dépenses publiques en matière d’agriculture a été mis sur pied. Le réseau fournira une assistance en ligne et sur le terrain aux communautés économiques régionales (REC) et aux pays engagés dans l’examen des dépenses publiques dans le secteur agricole. 

Un cadre continental pour l’Amélioration des compétences en matière d’éducation agricole (2015-2015) a été créé. Le cadre a pour objectif de mettre l’accent sur le capital humain comme moteur essentiel de la transformation agricole. La mise en œuvre commencera en 2016. 

Afin de favoriser un alignement des politiques et des stratégies nationales et régionales dans le sous-secteur de la pêche, une Stratégie de cadre politique et de réforme (SCPR) a été élaborée en collaboration avec le Bureau interafricain de l’UA pour les ressources animales (Bira). En outre, des indicateurs de suivi de la progression de l’alignement et un mécanisme d’appui pour sa mise en œuvre ont été élaborés. Une plateforme continentale, la Plateforme africaine pour les institutions régionales chargées de la pêche, de l’aquaculture et des systèmes aquatiques, a été créée. La plateforme est chargée de coordonner et de faciliter les échanges d’information systématique entre les institutions régionales en charge de la pêche, de l’aquaculture et du règne aquatique, d’améliorer le dialogue entre les différentes parties prenantes et de porter la voix des parties prenantes africaines dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture dans les forums internationaux ainsi que dans le dialogue avec les partenaires. Une méthodologie pour l’analyse du corridor commercial de la pêche et des produits halieutiques a été élaborée et validée par un groupe de réflexion continental. 

Une ébauche de directives a été rédigée afin d’orienter les pays dans la domestication, au niveau du continent, du Cadre de résultats du Programme détaillé du développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA). Ces directives mettent en évidence une composante essentielle d’examen, d’apprentissage et de responsabilité mutuelle.

 

Les résultats au niveau régional

L’Agence a accordé des appuis techniques et financiers à plusieurs REC, parmi lesquelles : la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), où les Plans d’investissement agricoles régionaux ont été élaborés. La Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) où un examen technique indépendant a été effectué pour le compte du Plan d’investissement agricole régional. Le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) et huit États membres, où une formation technique a été fournie aux Bureaux des statistiques pour évaluer la collecte des données en temps réel à travers l’application de modèles interactifs, afin de suivre les indicateurs de grande portée pour Vision 2063 et d’autres engagements à l’échelle continentale et mondiale. La CEEAC, où un Mémorandum d’entente basé sur la performance a été signé en vue d’une intégration régionale et continentale. L’objectif du Mémorandum d’entente est de fixer un cadre de coopération et de collaboration basé sur le travail et les flux financiers qui est une cible pour la mise en œuvre des projets à haute portée. Un Mémorandum d’entente similaire a été signé avec la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

Les résultats au niveau national

Des experts techniques ont été déployés dans six pays, dont le Tchad, le Congo, le Swaziland, Djibouti, les Seychelles et le Gabon pour effectuer des études techniques indépendantes des Plans nationaux d’investissement agricole (PNIA). 

Un appui technique et consultatif a été fourni au Cameroun pour la Réunion de travail du PDDAA. Le budget du PNIA est de 3 550 milliards XAF, dont 2 000 milliards XAF ont déjà été octroyés au gouvernement à travers le réalignement de plusieurs initiatives en cours. 

Un appui technique et consultatif a été fourni à la République du Congo pour la réunion de travail sur le Plan national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) à travers lequel 390 milliards FCFA ont été octroyés pour sept programmes, 26 sous-programmes et 58 activités relevant de l’agriculture, de l’élevage, de la foresterie et de la pêche. Le gouvernement prendra en charge 70 pour cent des dépenses, les partenaires au développement 24 pour cent et le secteur privé 6 pour cent. 

L’île Maurice a signé le PDDAA Compact durant la période de référence, portant ainsi le nombre de pays ayant adopté le PDDAA Compact à 44. Le pays bénéficie de l’appui accordé après la table ronde du PDDAA. 

Des mesures phares axées sur la demande, modulaires et à court terme pour la formation agricole (à travers des chaînes de valeur sélectionnées) sont offertes par des institutions de formation agricole publique et privée pour de jeunes agro-entrepreneurs et des femmes au Bénin (200, dont 120 sont des femmes), au Burkina Faso (400 : 120), au Ghana (400 : 120), au Kenya (400 : 120), au Malawi (200 : 60) et au Togo (200 : 60).

Des capacités ont été renforcées dans le domaine agricole et des compétences entrepreneuriales et commerciales pour les formateurs, les jeunes et les femmes dans des centres de formation agricole sélectionnés au Bénin, au Burkina Faso et au Togo (plus de 3 000 personnes, dont 30 pour cent de femmes). Par ailleurs, des installations de refroidissement ont été offertes à six villages de pêcheurs au Cameroun pour faciliter la préservation du poisson après la pêche. 

L’interdiction de 2007 sur les exportations de poisson en Guinée résultant entre autres, de la faiblesse du système de contrôle sanitaire a été levée grâce à l’appui technique de l’Agence du NEPAD. Par ailleurs, afin de permettre au pays d’exporter du poisson dans des marchés à haute valeur ajoutée, l’Agence du NEPAD a équipé des laboratoires du Bureau national du contrôle sanitaire. En outre, 12 techniciens de laboratoire ont été formés et un manuel de procédures sur le contrôle sanitaire du poisson, des produits halieutiques et des services de pêche a été élaboré. Pour la Guinée, un ensemble de politiques, de stratégies et de plans seront disponibles en 2016, notamment le Plan de développement stratégique de la pêche, le Plan de recherche sur la pêche maritime, le Plan d’investissement dans le secteur de la pêche et l’Étude sur la chaîne de valeur pour l’élimination des goulots d’étranglement dans le commerce et les politiques. 

En Ouganda, une Évaluation du risque agricole a été effectuée. Elle met l’accent sur les principaux risques liés au secteur agricole, notamment les ravageurs et les maladies des plantes et des animaux, l’instabilité des cours et du marché, les faux intrants, les pertes post-récolte et les vagues de sécheresse. Des outils d’atténuation et d’adaptation seront développés en 2016. Le travail analytique et le rapport national ont été menés pour la mise en œuvre et les impacts du PIAN. 

Une stratégie a été développée pour les pertes de poisson après la pêche pour les États riverains (Mali, Burkina Faso, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire et Ghana) le long du Bassin de la Volta. Elle a été alignée à la Déclaration de Malabo et au Cadre politique et la Stratégie de réforme pour la pêche et l’aquaculture.

Document de réunions

Ce document contient des informations sur le 2ème Forum sur le Développement Rural en Afrique. Cela comprend des informations sur la logistique telles que les voyages, hébergement, et d'autres informations générales.

Documents stratégiques

Ce rapport vise à faciliter la traduction de la Vision et des objectifs 2025 de la Déclaration de Malabo en résultats et impacts concrets. La vision 2025 pour l’Agriculture africaine est ‘‘une prospérité partagée et l’amélioration des moyens d’existence’’.

Outils et Lignes directrices

Ces lignes directrices sont fondées sur un long processus participatif qui a absorbé des informations à partir d'une gamme d'études, des réunions, des visites et des événements nationaux.

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Contact:

Dr Augustin Wambo Yamdjeu

Mél: augustinw@nepad.org

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