Nairobi, Kenya, 3 Décembre 2012- L’année 2012 qui s’achève a été décrétée ‘’Année de l’énergie Durable pour tous’’ par l’Union Africaine. Toutefois, et malgré son immense potentiel énergétique, l’Afrique ne parvient toujours pas à garantir un accès universel à des services énergétiques modernes à ses populations
En lançant l’initiative Energie durable pour tous en 20011, les Nations Unies en appellent à la mobilisation de tous les acteurs pour faire de l’Energie Durable pour Tous une réalité d’ici l’horizon 2030.
C’est dans ce sens que se tient du 3 au 4 décembre à Nairobi au Kenya, un atelier qui devrait jeter les bases de la réponse africaine à l’Initiative ‘’Energie Durable pour Tous’’, ou encore SE4ALL comme l’indique son sigle anglais.
Organisé par l’Agence du NEPAD et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’atelier s’inscrit à la suite de ceux tenus les 19-21 septembre et les 26-27 novembre 2012, toujours à Nairobi et qui ont, dans un élan inclusif, avec la participation des Communautés Economiques Régionales, la Plateforme Africaine pour l’Efficacité du Développement ( APDev) de l’UA-NEPAD, les organisations de la Société Civile, la Banque Africaine de Développement ( BAD) et le PNUD déblayé la voie pour une mise en œuvre cohérente des programmes d’énergie durable pour tous sur le continent.
S’exprimant à l’ouverture de l’atelier au nom du Ministre Kenyan de l’Energie empêché, Mr Patrick M. Nyoike, directeur de Cabinet, a estimé que les conclusions dudit atelier devraient jeter les bases d’une mise en œuvre efficiente des programmes d’énergies accessibles à tous ‘’ en finalisant les Directives pour développer les Energies durables et venir à bout de la pauvreté énergétique dont souffre des millions d’Africains’’.
Fort des résolutions de la Conférence des Ministres Africains en charge de l’Energie (CEMA), l’Agence du NEPAD, de concert avec la Commission de l’Union Africaine et la BAD, devrait coordonner la mise en œuvre de l’initiative Energie Durable pour Tous.
De l’avis du Professeur Mosad Elmissiry, responsable du Département Energie au NEPAD, ‘’l’Agence du NEPAD est engagée à faire progresser l’initiative pour en faire une réalité en s’assurant que les Plans d’Action qui seront développés prendront en compte les besoins des pays’’. D’où une nécessaire implication des pays qui prenne en compte les gouvernements, le secteur privé et la société civile sans occulterla dimension genre et jeune.
Le PNUD pour sa part s’est d’ores et déjà engagé à procéder à l’analyse des besoins et des écarts en matière d’énergie dans tous les Etats membres de l’UA.
Présentement, l’étude a été finalisée dans 26 pays.
L’atelier qui prendra fin demain devrait atteindre les objectifs suivants :
- Finaliser les Directives pour s’assurer qu’elles répondent aux exigences des Plans d’Action
- Examiner la feuille de route pour la mise en œuvre desdits Plans d’Action
- Résoudre les questions de priorité en termes d’investissement en matière de projets énergétiques
- Evaluer les questions de capacités et d’assistance technique requises pour mettre en œuvre les Plans d’Action.
Comme l’affirme si bien Dr Mayaki, Secrétaire Exécutif de l’Agence du NEPAD, dans la préface de la réponse africaine à l’initiative, il ne saurait avoir de l’Energie Durable pour tous, ‘’sans la mobilisation des gouvernements, du secteur privé et de la société civile’’ et, de poursuivre que le ‘’processus a besoin d’une cohérence rigoureuse pour une appropriation idoine par ses acteurs’’.
Au regard de l’énorme potentiel énergétique du Continent, l’espoir est permis que dans le cadre du Programme pour le Développement des Infrastructures en Afrique (PIDA), de l’UA-NEPAD, assujetti à une planification méthodique et couplée à une mobilisation de fonds domestique, l’Afrique pourrait d’ici 2030 assurer l’accès universel aux services modernes d’énergie et doubler le taux d’amélioration en matière d’efficience énergétique.





