Sommet de Dakar sur le financement des infrastructure en Afrique - les 16 Projet

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Présentation des projets d'infrastructures du Sommet de Dakar sur le Financement

Le développement des infrastructures est un facteur clé de progrès sur le continent africain et un catalyseur essentiel pour le développement durable et socialement inclusif.

Le Programme de Développement des Infrastructures (PIDA) offre un cadre stratégique pour les projets prioritaires visant à transformer l'Afrique à travers la construction d'infrastructures modernes dans un continent interconnecté et intégré qui est compétitif au niveau national et au sein de l'économie mondiale.

Le Sommet de Dakar sur le Financement (DFS) a pour objectif de mobiliser les acteurs clés autour des efforts en cours du NEPAD pour accélérer la mise en oeuvre du PIDA. Ces acteurs sont les suivants: les organismes gouvernementaux de premier rang, les Institutions africaines de Financement du Développement (IFD), les investisseurs de capitaux privés, les fonds pour les infrastructures, les banques commerciales, les fonds de retraite et les compagnies d'assurance. Les financiers ont un objectif en commun qui est une volonté d'identifier et de financer des projets bancables bien montés, en conformité avec l'appétit croissant des investisseurs pour les actifs en infrastructures en Afrique.

Pour élargir la base des projets bancables, il est opportun de sélectionner un certain nombre de projets représentatifs et de commencer à travailler systématiquement avec les gouvernements nationaux, les Communautés Economiques Régionales (CER) et les partenaires financiers, afin de mener la mise en oeuvre du projet en tenant compte de son cycle de préparation. À cet égard, le Sommet de Dakar applique cette approche en sélectionnant 16 projets stratégiques et régionalement équilibrés du Plan d'Action Prioritaire (PAP) du PIDA, qui sont à différents stades du cycle de développement du projet. Les seize (16) projets sont ensuite regroupés en deux (2) grandes catégories : «Les 8 premiers» - projets à fort impact - jugés relativement avancés en termes de préparation ; et «les 8 deuxièmes» - ceux qui sont relativement à un stade précoce du cycle de développement du projet.

Les seize (16) projets ont été sélectionnés en raison de leur importance stratégique, politique et économique, en tant que projets phares régionaux. Une fois mis en oeuvre, ces projets vont transformer considérablement la manière avec laquelle l'Afrique fait les affaires.

Il y a trois (3) grandes catégories de projets présentés ci-dessous :

Electrification de l’Afrique

La production d'électricité, sa transmission et ses installations de distribution sont peu développées dans la plupart des pays africains, en raison des entraves à l’élargissement de la base de la croissance économique du continent. La clé pour libérer le potentiel de l'Afrique est d'identifier les possibilités de projets d'infrastructures abordables qui peuvent utiliser les ressources nationales et régionales en énergie d'une manière qui profitera au continent.

Pour améliorer l'accès à l'énergie, le continent a besoin de se concentrer sur le développement de projets d'énergie viables qui peuvent attirer des fonds suffisants pour être efficaces et avoir un impact significatif à long terme sur le secteur de l'énergie en Afrique. Parmi les 16 projets du Sommet de Dakar sur le Financement (DFS), deux projets hydroélectriques en Afrique de l'Est et de l'Ouest (les barrages de Ruzizi III et Sambangalou respectivement) et le projet de gazoduc Nigeria - Algérie sont à un stade avancé de conclusion financière.

Faire avancer l’Afrique

Un certain nombre de sous-secteurs, dans le domaine des transports, contribuent directement au développement économique et à la réduction de la pauvreté en Afrique. Des routes, les chemins de fer, ports et aéroports de bonne qualité, disposant d’un bon réseau de connectivité, sont essentiels pour le maintien de l'activité et de la croissance de nombreux secteurs économiques sur le continent, notamment dans l'agriculture, l'industrie, l'exploitation minière et le tourisme. Des infrastructures de transport efficaces peuvent également améliorer la prestation et l'accès aux services sociaux essentiels, tels que la santé et l'éducation, et permettre aux citoyens de participer activement au marché de l’emploi. Les infrastructures de transport offrent, aux gouvernements et aux CER, un des moyens d'améliorer l'intégration des pays.

En ce qui concerne le Sommet de Dakar sur le Financement (DFS), les projets avancés du secteur des transports comprennent: les projets de modernisation et d’extension des capacités des ports (Extension du Port de Dar-es-Salaam), les investissements ferroviaires (Modernisation du Chemin de Fer Dakar - Bamako) et la modernisation des corridors routiers (Corridor Abidjan - Lagos). Tous ces projets ont un impact majeur sur l'interconnexion du continent afin de faciliter considérablement le commerce et l'intégration régionale. Par exemple, la modernisation du Corridor Multimodal, Abidjan - Ouagadougou - Bamako, bénéficiera à plusieurs pays au sein de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Elle permettra de simplifier le franchissement des frontières par les personnes et les biens, ce qui entrainera une densification du commerce régional et la réduction de certains coûts. Sans aucun doute, l’amélioration de l’efficacité d'un système de transport dynamique accéléra à son tour l'intégration régionale.

Connecter l'Afrique

La révolution de l'information est en train de changer la manière avec laquelle les africains font les affaires et par laquelle ils ont accès aux services sociaux de base tels que la santé, l'éducation et les services civiques. Grâce à ces canaux, l'amélioration de l'accès à internet haut débit a le potentiel d'augmenter la croissance économique. De nombreux projets de réseaux internationaux de base de grande capacité ont été mis en place pour relier l'Afrique au reste du monde sur une base de libre accès, permettant ainsi une réduction progressive des coûts de bande passante et des tarifs longue distance. Le capital privé africain a soutenu la plupart des câbles sous-marins à fibres optiques, mais il existe aussi des partenariats public-privé avec des investisseurs internationaux dans le domaine de la promotion de la connectivité sur le continent. L’établissement d’un lien entre ces fibres de base en vue du réacheminement des réseaux terrestres et d’une dernière connectivité abordable, demeure un défi à relever.

 Parmi les projets présentés au Sommet de Dakar sur le Financement (DFS), figure la Connexion TIC Lusaka - Lilongwe qui relève de la Connectivité Terrestre TIC du PIDA. Un certain nombre de projets de lignes de transport d'énergie y sont également inclus et permettent non seulement de connecter points énergétiques régionaux, mais peuvent aussi être utilisés pour transporter des connexions dans le domaine des TIC à travers les frontières.

La valeur ajoutée de ces projets pour le continent africain est immense. Un projet comme celui de la connexion terrestre TIC Lusaka - Lilongwe renforcera l’intégration régionale et continentale en assurant une connectivité meilleure et plus fiable pour tous. Il entrainera une propagation accélérée de l'accès à la bande passante et la réduction de son coût, grâce à une concurrence accrue, créant ainsi de meilleures possibilités pour l'e-business.

La version anglaise du rapport peut être consulté ici>>> 

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